De la Conscience à la Liberté – thérapie holistique

Votre mental, votre corps, votre esprit, vos émotions...

Deux préjugés sont répandus concernant les addictions. Elles seraient le résultat de mauvais choix ou simplement une maladie.

Ces visions simplistes ne suffisent pas à expliquer l’ampleur du problème dans notre société et peuvent entraver les efforts pour y remédier.

La théorie du mauvais choix : un mythe tenace

L’idée selon laquelle tout dépend de la volonté, que “tout est de ta faute”, continue d’avoir une forte emprise. Il suffit de considérer les décennies de campagnes de prévention inefficaces pour démonter que cette vision est … aveugle.

Qui choisit de devenir accro ? Arrêter n’est pas qu’une question de volonté. Celle-ci n’est qu’une impulsion initiale : elle permet de mettre en place d’autres techniques pour résoudre le méta-problème.

Le vrai problème, c’est la blessure originelle qui pousse à la compulsion vers un produit ou un comportement délétère.

Beaucoup de dépendants subissaient des altérations des circuits cérébraux dues à des expériences de vie traumatisantes avant même que les habitudes ne s’installent.

La théorie de la maladie : une vision incomplète

La vision biologique de l’addiction présente des avantages : elle évite la culpabilisation car il est insensé de reprocher sa physiologie à quelqu’un : un système nerveux autonome hypervigilant, un rein dysfonctionnel ou un nez qui coule !

L’addiction montre des caractéristiques de maladie : symptômes physiques, cycles de rémission et rechute, parfois mortels.

Cependant, cette approche peut ignorer le facteur humain. L’addiction est un processus complexe, non seulement biochimique, mais aussi psychologique, émotionnel, social et spirituel.

Les recherches de la Dre Nora Volkow et d’autres spécialistes ont montré que les substances addictives modifient le cerveau :

  • perturbation des circuits de récompense 

  • altération de la régulation des impulsions et du jugement

  • modification de la motivation, rendant la résistance difficile

Ces changements ne concernent pas seulement les drogues ou l’alcool : ils sont observés chez les joueurs compulsifs ou dans certaines habitudes alimentaires excessives. Et ces altérations ont souvent des causes profondes : traumatismes précoces, manque d’attachement, stress chronique.

Ainsi, l’addiction représente initialement une défense d’un organisme face à des souffrances insupportables, une tentative d’apaiser des douleurs anciennes ou actuelles.

Comprendre l’addiction autrement 

Pour aller plus loin, je te propose la définition de l’addiction selon le Dr Gabor Maté :

L’addiction est un processus psychologique, émotionnel, physiologique, social et spirituel complexe. Elle se manifeste par tout comportement procurant un soulagement ou un plaisir temporaire, que la personne recherche malgré ses conséquences négatives, et auquel elle ne peut ou ne veut pas renoncer.

Cette définition met en lumière ce que l’addiction cherche réellement : un apaisement temporaire mais avec un coût sur le long terme.

Et si tu t’interrogeais sur les bénéfices de l’addiction apporte ?

Plutôt que de se demander “qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?”, il est utile de se demander : “quelles sont les bonnes raisons de conserver mon addiction ?”

L’addiction offre un soulagement temporaire :

  • elle permet de fuir la douleur,

  • elle comble un vide

  • elle anesthésie l’inconfort ou la solitude

  • elle crée un moment d’apaisement indispensable et unique

Ces “avantages” sont révélateurs : l’addiction n’est pas un simple vice, mais une tentative de faire taire une souffrance, souvent inconsciente. Comprendre cette fonction n’est pas juger : c’est ouvrir la porte à la guérison. En traitant cette plaie, il devient possible et plus léger de freiner une consommation excessive et d’envisager des alternatives durables.

Conclusion : dépasser les préjugés pour agir

Ni le “mauvais choix”, ni la seule vision de la maladie n’expliquent pleinement l’addiction. Pour aider efficacement, il faut comprendre :

  • les blessures originelles

  • les causes profondes qui altèrent les circuits neuronaux

  • ce que l’addiction cherche à compenser

Seule cette approche permet de libérer un individu en proie à l’addiction de sa souffrance, avec compassion et efficacité, et d’ouvrir la voie à une guérison durable. 🌱

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Nancy Solenko

Psychothérapeute Hypnothérapeute

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