Si je reste, je souffre. Si je pars, je souffre.
C’est un paradoxe qui ronge de l’intérieur.
Rationnellement, le constat est limpide : vous savez que cette relation vous fait du mal, qu’elle vous épuise et qu’elle éteint peu à peu votre joie de vivre.
Autour de vous, vos proches s’impatientent et ne comprennent absolument pas pourquoi vous restez.
Vous-même, vous ne vous comprenez pas toujours.
Vous vous en voulez de céder, de tolérer l’intolérable. Pourtant, malgré la douleur et les larmes, vous pensez à cette personne à chaque instant.
Face à cette impasse, la culpabilité s’installe. On se blâme, on se croit lâche.
Et si ce n’était pas une question de faiblesse mais de sécurité ?
Quitter une relation douloureuse est un parcours chaotique jalonné de symptômes qui s’apparentent à un véritable sevrage :
Si vous vivez cela, vous connaissez cette sensation de perdre le contrôle de vos propres décisions.
« Bloque-le une bonne fois pour toutes »
« Tourne la page »
« Pense à autre chose, tu mérites mieux »
…
Vos amis partent d’une bonne intention. Leurs conseils sont frappés au coin du bon sens. Pourtant, ils restent totalement inefficaces.
Pourquoi ? Parce que le problème n’est pas intellectuel. Vous savez déjà tout cela. Votre cortex (la zone logique de votre cerveau) est parfaitement d’accord avec vos proches.
Le blocage ne se situe pas au niveau de la réflexion mais à un niveau beaucoup plus archaïque et inconscient, là où la logique n’a aucun pouvoir.
Ces relations toxiques ou dysfonctionnelles ont une fâcheuse tendance à saturer tout notre espace mental. Elles fonctionnent comme des montagnes russes émotionnelles.
C’est l’alternance perpétuelle entre une proximité fusionnelle (« les hauts ») et un éloignement brutal ou une rupture (« les bas »).
Vous vous retrouvez dans une attente permanente : l’attente du prochain message, l’attente d’un signe d’apaisement, l’attente du retour à la normale. Cette incertitude constante oblige votre esprit à rester focalisé sur la relation à 100 %, ne vous laissant aucun répit.
C’est le piège central de ce type de dynamique. Dans ces montagnes russes, un cycle très précis s’installe :
Peur (tension) -> Manque -> Réconciliation -> Soulagement
Lorsque la réconciliation arrive enfin, le soulagement ressenti est tellement immense qu’il provoque un pic d’hormones de plaisir dans le cerveau. Cette intensité est alors interprétée comme de l’importance, voire comme une preuve d’amour absolu.
En réalité, ce que vous ressentez n’est pas forcément de l’amour, c’est l’intensité de la fin d’une torture. Vous confondez sans doute le soulagement d’avoir échappé au danger avec un sentiment de sécurité.
C’est un sujet crucial. Lorsque l’on est habitué à l’orage, le calme ressemble à de l’ennui. Une relation basée sur la prévisibilité, le calme et l’absence de tension peut sembler fade, fade au point de ne pas susciter d’attirance…
Pour certains systèmes nerveux habitués au conflit, le calme paraît étrange, voire suspect. N’ayant pas l’habitude de la paix, le corps interprète le silence non pas comme de la sérénité, mais comme une menace invisible.
« C’est trop calme, qu’est-ce qui va me tomber dessus ? »
On retourne alors inconsciemment vers le chaos, car le chaos, au moins, on sait comment le gérer ou, au moins, on connaît.
Pour comprendre pourquoi vous restez, il faut descendre d’un étage et observer les mécanismes de survie.
Notre cerveau a une priorité absolue, inscrite dans nos gènes depuis la nuit des temps : la survie à travers l’attachement.
Un être humain ne peut pas survivre seul. Notre système nerveux est donc programmé pour chercher la régulation et la sécurité auprès d’un autre être humain.
C’est ici que se noue le cœur du problème et le paradoxe le plus douloureux :
Lorsque ce dernier revient et vous prend dans ses bras, il fournit momentanément ce réconfort tant attendu.
Votre cerveau associe cette personne à la sécurité absolue alors même qu’elle est la source de votre insécurité. Le bourreau devient le seul capable de soigner la blessure qu’il a lui-même infligée.
Ce réflexe biologique est encore plus puissant si votre système nerveux a été « éduqué » dans l’insécurité. Des blessures anciennes laissent des traces :
Sans pathologiser votre vécu, il faut comprendre que votre corps a simplement appris très tôt que le lien humain rimait avec danger et instabilité. Pour vous, une relation où l’on souffre est une relation familière. Votre boussole interne est légèrement faussée : elle vous dirige vers ce qu’elle connaît même si cela vous fait du mal.
Pour guérir, il est nécessaire de rééduquer son système nerveux à ce qu’est un attachement sain. Les liens qui réparent ne sont pas ceux qui vous coupent le souffle ou vous font trembler d’angoisse.
La véritable guérison passe par des relations basées sur :
Si vous êtes attaché.e à quelqu’un qui vous fait souffrir, inutile de vous flageller. Cela ne signifie pas que vous êtes masochiste, que vous aimez la souffrance ou que vous manquez de caractère.
Il est simplement possible qu’une partie de votre système nerveux, restée en mode survie, continue à chercher la sécurité là où elle a appris à la trouver par le passé.
Rompre ce lien ne demande pas seulement de la volonté, cela demande au corps, pas à pas et souvent avec de l’aide, à reprogrammer sa perception des signaux d’une sécurité authentique.
Je vous accompagne à Mons ou en visioconférence pour aider votre corps à désactiver les mécanismes de survie devenus obsolètes et restaurer, en parallèle, votre capacité à vous ancrer dans le calme, à vous faire confiance et à vous ouvrir à des relations sereines.
Un appel découverte de 15 minutes vous est offert pour faire connaissance, sentir si mon approche résonne avec vos besoins et explorer ensemble la meilleure façon d’avancer.
Nancy Solenko
Psychopraticienne Hypnothérapeute
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