De la Conscience à la Liberté – thérapie holistique

Votre mental, votre corps, votre esprit, vos émotions...

On connaît tous cette scène.

Vous attrapez votre téléphone « juste deux minutes » pour vérifier une info ou l’heure. Vous relevez la tête une heure plus tard, les yeux un peu piquants, sans trop savoir comment tout ce temps s’est écoulé.

Parfois, c’est encore plus subtil : vous consultez votre écran alors que vous n’avez reçu aucune notification, aucun message. Vous savez pertinemment que cela vous fait perdre un temps précieux, vous vous le reprochez, mais vous recommencez.

Et si le problème n’était pas un manque de volonté ?

Pourquoi ai-je l’impression d’être attiré.e par mon téléphone malgré moi ?

Il y a des moments où le geste semble précéder la pensée. Ce réflexe automatique de déverrouiller l’écran se produit sans que l’on ait consciemment pris la décision de le faire.

Ces gestes inconscients transforment la consultation du smartphone en une habitude compulsive. Beaucoup de personnes partagent aujourd’hui ce sentiment de perdre le contrôle face à cet objet qui semble aimanter leurs mains et leur attention.

Pourquoi est-ce si difficile de résister à l’envie de regarder son téléphone ?

Les applications que nous utilisons sont conçues pour capturer notre attention. Elles nous offrent des récompenses immédiates à chaque ouverture : un nouveau « like », un message, un contenu divertissant.

Notre cerveau, friand de nouveauté, cherche constamment ces micro-stimulations. Le téléphone devient la distraction parfaite, toujours accessible, qui promet de rompre l’instant présent par une gratification instantanée.

Derrière ce besoin de voir s’allumer l’écran, se cache aussi parfois une manière subtile de tromper la solitude ou de vérifier que quelqu’un pense à nous.

Pourquoi je passe parfois des heures à scroller sans m’en rendre compte ?

Lorsque l’on plonge dans un fil d’actualité infini, un phénomène d’absorption se produit. On entre dans un état de flux où la perte de la notion du temps est quasi immédiate. Les minutes s’envolent alors que l’on glisse d’une vidéo à une autre. Souvent, ce « scroll » compulsif commence comme une simple fuite de l’ennui, une façon de meubler un instant de vide.

Que cherche-t-on réellement lorsque l’on prend son téléphone ?

C’est ici que commence la prise de conscience. Si vous observez attentivement le moment précis où vous attrapez votre écran, vous remarquerez que, bien souvent, vous ne cherchez pas une information précise. Vous cherchez autre chose :

  • Une pause au milieu d’une tâche fastidieuse ;
  • Une distraction pour échapper à une corvée ;
  • Un soulagement après une moment stressant ;
  • Une coupure nette avec le flot de vos pensées.

Pourquoi ai-je besoin d’être occupé.e en permanence ?

Pourquoi les silences de nos journées nous paraissent-ils si lourds ?

Les temps morts, l’attente dans une file de supermarché ou simplement les moments de solitude face à nous-mêmes semblent être devenus impossibles à tolérer.

Dès qu’un espace vide se présente, le premier réflexe est de le remplir en sortant le téléphone de notre poche comme si le calme était inconfortable

Nous touchons ici au cœur du problème. Alors que certaines personnes se détendent et se ressourcent véritablement dans le calme, d’autres ressentent une agitation intérieure immédiate dès qu’il n’y a plus de distraction. Le silence extérieur agit comme un amplificateur du bruit intérieur, rendant l’absence d’activité particulièrement inconfortable.

Et si le téléphone n’était pas le problème mais la solution ?

Cette perspective est contre-intuitive et pourtant essentielle. Votre écran est peut-être une tentative de solution.

Vu sous cet angle, le téléphone devient un anesthésiant moderne, une échappatoire idéale. Il s’agit d’un moyen très efficace trouvé à court terme pour ne pas ressentir certaines choses qui s’activent en nous dès que l’action s’arrête.

Pourquoi certaines émotions semblent-elles impossibles à supporter ?

Lorsque le rythme ralentit, ce qui remonte à la surface peut s’avérer intimidant. Une anxiété diffuse, une pointe de honte, un sentiment de solitude profonde, une peur inexpliquée ou un grand vide intérieur peuvent nous envahir. Ces émotions sont parfois si intenses et inconfortables qu’elles semblent impossibles à traverser sur le moment.

Quand notre système nerveux cherche à mettre le monde sur pause

Face à ce trop-plein émotionnel, notre système nerveux s’active pour nous protéger. Le téléphone portable se transforme alors en un véritable bouton « pause » sur une réalité interne ou externe devenue trop difficile à digérer. C’est un moyen de suspendre le temps et de mettre à distance ce qui nous submerge.

Pourquoi certaines personnes ont-elles davantage besoin de s’évader ?

Le besoin d’évasion n’est pas le même pour tout le monde. Les personnes qui ont traversé des expériences douloureuses, qui vivent un stress chronique, qui évoluent dans des relations insécurisantes ou qui portent l’empreinte d’événements traumatiques ont un système nerveux beaucoup plus sensible.

Sans poser de diagnostic, on comprend que plus l’environnement intérieur est insécurisant, plus le besoin de trouver un refuge (même virtuel) est grand.

Le téléphone, la nourriture, l’alcool : des solutions différentes à un même problème

Ce mécanisme d’évitement n’est absolument pas spécifique aux écrans. Que l’on se tourne de manière compulsive vers le téléphone, la nourriture ou l’alcool, le support change, mais la fonction reste souvent la même : s’éloigner momentanément d’un état intérieur difficile à supporter. Ce sont toutes des tentatives de régulation face à un inconfort profond.

Pourquoi les astuces fonctionnent parfois seulement quelques jours ?

C’est ici que les conseils classiques montrent leurs limites. Les applications de blocage d’écran, les cures de « détox digitale », la pleine conscience ou les techniques respiratoires sont d’excellents outils mais ils peuvent échouer à court ou moyen terme.

Pourquoi ? Parce que si le comportement répond à un besoin profond de protection, supprimer le comportement sans comprendre et agir sur sa fonction risque de ne pas suffire.

Le système nerveux nous conduira irrémédiablement vers une stratégie pour se protéger.

Conclusion

Changeons de regard sur cette habitude. Au lieu de vous culpabiliser ou de vous demander pourquoi vous n’avez pas la force de lâcher votre téléphone, il peut être utile de déplacer la question :

Qu’est-ce qui devient si difficile à ressentir en moi lorsque je pose cet écran ?

Quelle est la bonne raison de continuer à passer du temps devant les écrans ?

Derrière certaines habitudes que l’on qualifie rapidement d’addictives se cache une tentative d’adaptation de notre organisme. Le téléphone n’est peut-être pas votre problème principal. Il est peut-être devenu une solution provisoire et ingénieuse trouvée par votre système nerveux pour gérer une souffrance plus ancienne, plus profonde ou une insécurité qui demande à être entendue.

Pour avancer sereinement, il est essentiel de se sentir en confiance. Je vous offre un appel découverte de 15 minutes pour discuter de la façon de vous accompagner qui vous convienne au mieux. 

Pour le réserver ou convenir d’un rendez-vous, vous pouvez cliquer ici

Nancy Solenko

Psychopraticienne Hypnothérapeute

BCE : BE0716.517.125

Rue du Moulin de Spiennes, 19 à 7032 MONS

delaconsciencealaliberte@ecomail.be

+32 472 72 59 38